Heinrich Schütz

Histoire de la joyeuse résurrection...

Akadêmia

 



ZZT030101

 









 

Heinrich Schütz (1585-1672)

O Lieber Herre Gott SWV 381
O Jesu nomen dulce SWV 308
Quemadnodum desiderat SWV 336
Historia der Auferstehung Jesu Christ SWV 50
Ich liege und schlage SWV 310
Ich will den Herren loben SWV 306
Deutsches Magnificat SWV 494


ADAKEMIA
Direction Françoise Lasserre
Caroline Pelon, Nathalie Marec, Sophie Pattey, Edwige Parat : sopranos
JM Fumas, C.Laporte, L.Gisquel, F.Loquet :altos
J.van Elsacker, S.van Dyck,P.Froeliger,S.Husser : ténors
P.Roche, A.Buet,E.Vistorky,JL Rayon : Basses


Y.Saïto, S.Abramowicz,M.Muller,M.Bauer,M.Lusson : violes
E.Bellocq, théorbe, E.Mandrin Orgue, S.Fuget: clavecin



L’originalité de l’Histoire de la Résurrection réside
sans doute dans ce va-et-vient passeur entre les traditions polyphoniques de la Renaissance
et la modernité monodique venue d’Italie.
L’Evangéliste raconte cette histoire sur un mode récitatif qui emprunte beaucoup au plain-chant,
les interventions des personen colloquenten appartiennent au style italianisant tandis que Jesus,
Marie Madeleine apparaissent dans un style archaïsant.

Françoise Lasserre s’est attachée à interpréter les indications de Schütz dans son introduction à l’Histoire de la Résurrection ; Jesus, représenté en bicinia par deux voix désignant les deux natures humaine et divine du Christ, est ici entendu avec une voix et un instrument, tandis qu’un quatuor de violes suit le récit de l’évangéliste « sans porter attention à aucune mesure, mais seulement aux paroles ».

Enfin, ce symbolisme des formes a été prolongé par une spatialisation acoutisque
suggérée également dans l’introduction de Schütz, plaçant l’Evangéliste à gauche, Jesus au centre et les êtres de chair et de foi à droite (Marie Madeleine, les disciples d’Emmaüs…)


Des pièces d’imploration et de réflexion tirés des Kleiner geistlichen Concerten (1639) et de la Geistlische Chormusik (1648) jusqu’au Deutsches Magnificat de 1671 entourent cette Histoire de la Résurrection
et retracent l’évolution stylistique et spirituelle de Heinrich Schütz,
profondément marqué par la Guerre de Trente Ans.