Georg Friedrich Haendel,
Sonates pour flûte à bec et basse continue


Ensemble Fitzwilliam
Jean-Pierre Nicolas, Michèle Dévérité, Bruno Cocset, Pascal Monteilhet

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ZZT030201

 

 

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)


-Sonates en la min HWV 362
-Sonates en fa maj HWV 369
-Sonates en sol min HWV 360
-Sonates en do maj HWV 365
-Sonates en ré min HWV 367
-Sonates en si b maj HWV 377
-Sonates en ré maj HWV 371

INTEGRALE DES SONATES POUR FLUTE A BEC DE GEORG FRIEDRICH HAENDEL
Œuvres majeures de la musique instrumentale de la première moitié du XVIIIe, ces sonates attirent l’attention tant par le génie expressif de ses mélodies cantabile que par l’étonnante densité d’écriture du continuo, intensifiant le discours ou rivalisant de virtuosité avec la flûte.

Ces sonates de G.F. Haendel font partie depuis longtemps, du répertoire de base de l’Ensemble Fitzwilliam; nous ne nous lassons pas de les jouer, et ce fut un grand plaisir de les enregistrer.
La grande diversité de caractères de ces œuvres, soulignée par le rôle essentiel de la basse continue nous a incités à rechercher une alchimie particulière pour chaque sonate, voire pour chaque mouvement en associant ou en alternant le théorbe, l’orgue ou le clavecin, le violoncelle ou la « douce » basse de violon.
Dans ces sonates, le dialogue entre dessus et basse représente une véritable joute tantôt ludique ou tendre, tantôt vive ou frénétique qui demande à la flûte de rivaliser sans cesse avec le continuo notamment dans les mouvements rapides. La prise de son a respecté cet esprit du concert en évitant l’image stéréotypée du soliste et de ses accompagnateurs.
Pourquoi la sonate pour violon en ré majeur comme complément à cette intégrale? On ironise parfois sur les flûtistes qui s’approprient le répertoire d’autres instruments, mais plusieurs éléments décisifs ont orienté ce choix:
- L’opus 5 pour violon de Corelli a été transposé de son vivant pour la flûte à bec, et certains recueils de sonates italiennes (Barsanti, Veracini, Bononcini...) portent la mention: “flauto o violino”attestant d’une affinité certaine entre les deux instruments en Italie.
- Quasiment aucun dépassement d’ambitus ni doubles cordes dans cette œuvre très italianisante qui peut se jouer “come sta” à la flûte de voix, dans la tonalité originale.
- La réutilisation par Haendel lui même de l’affettuoso dans une sonate pour flûte traversière.
- Enfin (et surtout !), cette œuvre d’une grande ampleur est sans doute une des plus belles sonates de ce compositeur.

Jean-Pierre NICOLAS