François Couperin (1668 - 1733), Pièces pour Clavecin - 2 CD - Blandine Rannou

Les Huit préludes de l'Art de toucher le clavecin
suivis de pièces de clavecin tirées des Quatre Livres (27 ordres)

 



ZZT040401.2

 

 


" J'avoüeray de bonne foy que j'ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend " François Couperin, préface du 1er Livre de Pièces de Clavecin - 1713

 

1er Prélude, La ténébreuse (3e ordre), Les regrets (3e ordre), La Lugubre (3e ordre), La Favorite (3e ordre)

2e Prélude, Les Calotins et les Calotines (19e ordre), L'artiste (19e ordre), Les Culbutes Ixcxbxnxs (19e ordre), La Muse-Plantine (19e ordre)

3e Prélude, La Chazé (7e ordre), Les Amusemens (7e ordre), La Menetou (7e ordre)

4e Prélude, L'Audacieuse (23e ordre), L'Arlequine (23e ordre), Les Satires, Chèvre-pieds (23e ordre), Le Turbulent (18e ordre), L'Attendrissante (18e ordre), Le Tic-Toc-Choc ou les Maillotins (18e ordre)

5e Prélude, La Régente ou la Minerve (15e ordre), L'Amphibie (24e ordre)

6e Prélude, L'exquise (27e ordre), Les Chinois (27e ordre), Saillie (27e ordre), Les Folies Françaises ou les Dominos (13e ordre)

7e Prélude, La Bersan (6e ordre), Les Baricades Mistérieuses (6e ordre), La Visionnaire (25e ordre)

8e Prélude,La Reine des cœurs (21e ordre), La Bondissante (21e ordre), La Couperin (21e ordre), La superbe ou la Forqueray (17e ordre)


Dans l'intégrale des pièces de clavecin seul et en concerts de Jean-Philippe Rameau, Blandine Rannou nous invitait à " changer de dimension, accepter - décider - qu'un silence entre deux notes, un léger décalage entre deux voix… puissent être des événements saisissants, puissants, rauques, bouleversants ou sensuels ".

Avec Jean-Sébastien Bach, dans les Suites Françaises puis Anglaises, Blandine Rannou nous en faisait saisir le vocabulaire : danses, rythme, phrasé, articulation… " … ce chant, portant l'émotion et lui-même porté par la danse, se hiérarchise, à l'image du langage… poser des rapports de force ou du moins d'influence entre les notes, des connections rhétoriques, travailler l'articulation… "

Pour François Couperin, Blandine Rannou " réordonne " les ordres en regroupant derrière chacun des huit préludes de l'Art de toucher le clavecin, des pièces extraites des quatre livres.
Ce choix est habité par la volonté de nous présenter " les pièces les plus aptes à porter l'imaginaire sonore - échos de l'opéra de Lulli, des œuvres instrumentales ou vocales de François Couperin telles Les Nations ou Les Leçons de Ténèbres.
Tout ce répertoire dont le rôle est de nous toucher.

" Sur les traces de François Couperin, Blandine Rannou s'attache à nous faire ressentir combien le clavecin peut émouvoir et nous faire dépasser le cliché du clavecin essentiellement raffiné et décoratif. Couperin nous emmène ainsi dans le mystère des " Ombres errantes ", de " La Lugubre ", de " La Ténébreuse " ou de " L'audacieuse "… ou des fameuses " Baricades mistérieuses ".
 
In her complete recording of the solo and accompanied harpsichord pieces of Jean-Philippe Rameau, Blandine Rannou invited us to 'change dimensions, accept - decide - that a silence between two notes, a slight time-lag between two voices . . . can be genuine events, striking, powerful, raucous, overwhelming or sensual'.

With Johann Sebastian Bach, in the French, then the English Suites, Blandine Rannou helped us to understand the vocabulary: dance, rhythm, phrasing, articulation - '. . . this melody, bearing emotion and itself borne by dance, forms its own hierarchy, like language . . . we must set up balances of power, or at least of influence, between the notes, rhetorical connections, work on articulation . . .'
For François Couperin, Blandine Rannou 're-orders' the ordres, grouping after each of the eight preludes of L'Art de toucher le clavecin a selection of pieces drawn from all four books. This decision is animated by the wish to present us with 'the pieces that seemed most suited to reflecting this imaginary sound world - echoes of Lullian opera, of the lute, of instrumental or vocal works by François Couperin himself, such as Les Nations or the Leçons de Ténèbres, that repertoire whose role we acknowledge as being to touch our hearts.'

Following in Couperin's footsteps, Blandine Rannou is concerned to show us how moving the harpsichord can be, and to go beyond the cliché of a harpsichord that is essentially refined and decorative. Thus Couperin draws us into the mystery of Les Ombres errantes, La Lugubre, La Ténébreuse, L'Audacieuse - or the famous Baricades mistérieuses.